C'est Vincent Price acteur emblématique du films d'horreur qui interprète Robert Neville ( en l’occurrence ici le Dr Morgan ) nous offrant là un de ses plus beaux rôles. Sur jouant la solitude et les scènes d'angoisse dans une ville vide et jonchée de cadavres. Barricadé dans une bicoque traitée à la manière d'un comic streap, quelques planches cloués aux fenêtres ornées de gousses d'ail et de miroir. Il est assailli dés la nuit venus par des Vampires lents et idiots, rendant les scènes d'action à la limite du burlesque.

Le dernier hommes mourra ici conformément à l'œuvre original pour devenir une légende au yeux de la nouvelle civilisation Vampire dans un magnifique - Je suis un homme - Je suis le dernier homme Arrrrggggg - Ils avaient peur de moi ... -

Hormis quelques retouches comme le fait que le héros soit un biologiste (élément constitutif des autres versions dans lesquelles Neville sera un scientifique de haut niveau), la retranscription presque trop littéraire du roman est appréciable pour ce qui est de la noirceur du récit.

Débarrassé du Vadoo nous voyons ici ce dessiner ici aux travers ces Vampires lent, le zombie comme nous les connaissons dans les films d'horreur. La nuit des Morts vivants qui sortira quatre ans plus tard reprendra pratiquement tous les canons posé entre le roman de Matheson et L'Ultimo Uomo Della Terra pour figer la forme du Zombi : la contamination, la lenteur des morts vivants et leur idiotie, leur appétit de chair humaine ainsi que le canevas inébranlable qui sera le fond de commerce de la saga de Romero : l'état de siège permanent - Romero exploitera aussi l'idée finale de Matheson à sa manière dans Le Jour des morts-vivants et Le Territoire des morts : les zombies retrouvent leur humanité et ce défendent.

L'Ultimo Uomo Della Terra est pour les fan de Matheson un curiosité a ne pas manquer et pour les amateurs d'épouvante l'apparition d'un nouveau sous genre entre Horreur et Science Fiction post apo - Les films de Zombi...